Construit en 13 av. J.-C. à la demande de l’Empereur Auguste pour relier Rome à la Gaule méridionale, la via Iulia Augusta dans le tronçon entre Alassio et Albenga constitue un parcours historique et naturaliste parmi les plus suggestifs de la Ligurie, de facile accessibilité et aux couleurs et aux odeurs typiques de la maquis méditerranéenne.
Le parcours de la via Iulia Augusta, protégé par un classement archéologique et paysager, est libre d'accès piéton, en partie asphalté et en partie en terre battue avec un court tronçon pavé d'époque historique. Parcourable en environ deux heures de marche, il offre de suggestives divagations entre passé et présent.
Point de départ
Du côté d'Alassio, le parcours commence depuis la place de S. Croce, située en ligne droite au-dessus du port d'Alassio et accessible en empruntant la Route Romaine S. Croce. Une fois le parcours terminé et l’amphithéâtre atteint, dans la commune d'Albenga, après une brève descente, ayant passé le pont moderne sur le fleuve Centa, on atteint Albenga avec son centre historique et ses tours médiévales. D'ici, il est ensuite possible de retourner à Alassio avec le bus de TPL ou en train.
Période historique
La via Iulia Augusta tire son nom de l’Empereur Octave Auguste, le premier empereur romain, qui l’a fait construire (mais il est probable qu’un tracé existait déjà auparavant) entre 13 et 12 av. J.-C. pour compléter l’itinéraire reliant Rome à la Gaule méridionale. La route, dans son tronçon côtier traversant la Ligurie, permettait d'atteindre Vada Sabatia (l’actuelle Vado Ligure) jusqu'à Arles en Provence. Un autre court tronçon d'anciens pavés, similaire à celui conservé dans ce tronçon, est visible près de Mortola, à la frontière avec la France. D'autres empereurs, tels qu'Hadrien et Caracalla, se sont occupés de l'entretien et de la réfection de la route. Il faut cependant rappeler que la route romaine a été la unique voie de communication terrestre traversant le Ponant ligurien jusqu'au début du dix-neuvième siècle, lorsque Napoléon d'abord et les Savoie ensuite ont commencé et complété la route littorale, l'actuelle via Aurelia. Il doit évidemment y avoir eu de nombreux travaux d'entretien de la route au cours de plus de 2 000 ans.
Itinéraire
Le parcours commence depuis la place de S. Croce, de la petite église éponyme, d'où l'on bénéficie d'un panorama extraordinaire, qui par journées les plus claires s'étend jusqu'aux montagnes de Toscane et de Corse. Après avoir passé une voûte en pierre, que Cecil Roberts dans son roman situé à Alassio a qualifiée de “The Portal to Paradise”, se dessinent immédiatement les images qui accompagneront tout au long du parcours : la mer et l'Île Gallinara.
Dans le premier tronçon, on domine le port d'Alassio, creusé dans les années cinquante dans une crique naturelle, avec la Cappelletta caractéristique érigée en 1929 à la mémoire des marins disparus. Quelques centaines de mètres plus loin, entre la végétation de cyprès et d'eucalyptus, on atteint la église de Sant'Anna ai Monti. La tradition veut qu'il s'agisse d'une église très ancienne, construite même avant l'An 1000. En réalité, il n'y a pas encore d'éléments certifiés concernant la période de sa fondation. Elle a été restaurée dans les années soixante-dix du XXe siècle et aujourd'hui sont encore visibles – bien que très endommagées – des parties de fresques de la fin du XVe siècle / début du XVIe siècle.
Après environ 3 km, après un camping, dans quelques courts tronçons, on apprécie encore l’ancien pavé en pierre, datant de l'époque historique. À cet endroit, on peut encore voir un tronçon d’ancien pavé, caractérisé par la présence de “margines” sur les côtés et de découpes transversales pour l'écoulement des eaux. Un peu plus loin, toujours sur le territoire d'Alassio, se trouve le début de la nécropole de l'ancienne Albingaunum, datant du Ier-IIe siècle après J.-C., dont les vestiges accompagneront jusqu'à la fin du parcours.
Après avoir passé un petit pont, on entre sur le territoire d'Albenga : en bas se profile la Colombera, belle demeure du XVIe siècle. En parcourant 800 mètres de plus, voici un second enclos funéraire, le fameux “petit appareil”, une technique de construction également répandue dans la voisine Gaule, datant de la fin du Ier siècle après J.-C.Pour avoir une idée plus précise de ce à quoi devait ressembler la Iulia Augusta à l'époque impériale, il suffit de parcourir encore un très court tronçon. Ici se trouvent bien quatre édifices funéraires alignés le long de l’axe routier.
En continuant vers Albenga, d'autres ruines sont visibles. Ayant laissé ces dernières derrière, on atteint pointe S. Martino, près du soi-disant Pilone, un monument funéraire en forme de tour, datant du IIe siècle après J.-C., et de l’amphithéâtre romain (propriété privée, accessibles par une déviation), les derniers monuments le long de la voie dans la commune d'Albenga.
Merci : nous vous avons envoyé un e-mail pour activer votre abonnement et sélectionner vos préférences le cas échéant.
Essayer à nouveau
Concept, Design, Web:
Kumbe s.r.l. www.kumbe.it
Photographies:
Votre demande a été envoyée avec succès et nous vous répondrons dans les plus brefs délais. Une copie des données que vous nous avez fournies a été envoyée à votre adresse e-mail.
Resetta data impostata: